lundi 17 février 2014

Le jour où Iscomigoo a arrêté d'essayer, l'article recyclable du jour

Notez béné: cet article est un honteux copié collé de mon blog de voyage, l'inspiration se fait rare en ce lundi ensoleillé ! Soyez indulgents, j'ai écrit ces quelques mots par 50 degrés, en carence sévère.



Au cours d’un voyage, on découvre l’autre, on se découvre soi et on embrasse des cultures. On écrase certaines parties de sa personnalité et on en fabrique de nouvelles. Mais ne soyez pas naïfs : aujourd'hui, on va parler de ses petits trucs qui meurent en nous.

iscomigoo lavar
OUI !
- Nos petites manies hygiéniques
Mes amis proches vous le diront, je me lave les mains souvent. Ça vire parfois à l’obsession. J’aime ça, voilà, chacun son péché mignon. Je ne touche à rien NI A PERSONNE dans le métro et j’essaie de ne pas me toucher le visage dans la journée (mais le soir je me tripote la tronche à foison !).

Ainsi, en arrivant en Asie j’ai quelque peu changé. Avec l'Homme nous avons laissé tomber quelques principes. Un fruit plein de mouches vertes au marché ? Ça passe. Un beignet aux bananes qui trempe dans l’eau boueuse de la pluie ? Bof on va pas en crever. Se pourlécher les doigts après avoir caressé un chaton errant ? Mais vous êtes dégueulasses, on va pas abuser non plus. Le plus étonnant c’est qu’on s’attendait à tomber bien malade mais non… rien… c’était limite indécent ! A Paris je touche un enfant de moins de 6 mois et j’ai la gastro pendant 36 jours et ici ? Rien ? Bon je ne vous cache pas que 1 ou 2 douches par jour et une cure de gel antibactérien facilite bien la vie.


En voyage, on peut également oublier :

- Le stress
Fléau parisien que j’aime et que j’affectionne. Mon petit coté parigote me fait prévoir tout à l’avance dans mon quotidien, ma vie doit être pla-ni-fiée. Ici ? Hé ben on fait sans. On arrive dans une ville sans savoir où on va dormir, de toute façon on va bien trouver ! Si nos plans changent en 3 secondes, c’est pas grave ! Tu parles, en France je me serai déjà recroquevillée en position fœtale en balançant ma tète frénétiquement. En Asie je me découvre plus cool. Ce qui doit faire des vacances à l’Homme je pense…

Cela nous amène (j’en pleure tant mes transitions sont parfaites)…

iscomigoo Salma
Je me laisse aller avec classe, comme Salma
- …à la mort de la glamouritude.
Un moment féminin, un moment vrai un moment frais. On parle de GLAM. Mais pas du glam en mode sexy lady et Beyonce qui se balade dans le vent. On parle de "geste beauté"en mode zéro sur l’échelle de Richter. Si ici, je lisais Glamour où Cosmo, j’en serai rouge de honte. Non, enfin j’exagère, je me met de l’eau sur le visage le matin et j’aime pas me vanter mais parfois je rajoute du savon. Pareil pour les fringues (on en reparlera tiens !), l’avantage c’est qu’une petite robe toute bête enfilée et t’as l’impression d’être la nana la plus sexy de cette planète en mode poom poom short (prend garde à tes titres de noblesse Megan Fox, moi je mets des ROBES… et parfois je me coiffe). Concernant l’épilation j’ai un petit truc à vous dire : KOH LANTA NOUS MENT. A toi, à moi, aux spectateurs de TF1, que sais- je ? Une femme normalement constituée sur une île qui EN PLUS est supposée être déserte ne s’épile pas méticuleusement tous les jours. Je vous rassure le plus gros du travail est fait à la tronçonneuse je sais me respecter. Parfois, je m’en veux. Surtout quand une petite cambodgienne de 3 ans me regarde avec ses jolis petits yeux, passe son petit doigt sur mon mollet et fait semblant de se couper. Oh j’en ai chouiné dans ma chambre.

Passons à présent à la suite logique de ma déchéance,
- Les fringues
iscomigoo gras
Je débordais de mon moule
J ‘avais des principes, je vous assure. Toute ma vie je m’étais dis PAS DE PANTALONS LARGES. Cela est surement dû au traumatisme du bide et des hanches trop grasses moulées dans un jean taille basse de mes folles années d’adolescente. Je me suis juré de ne plus commettre ce type d’impair. Plus de jean qui me font ressembler à un gros gras muffin et pas de pantalons large qui font paraître mes fesses plates et revêches.


Encore une fois, quand on ne veut pas choquer les habitants d’un pays légèrement plus conservateur que le sien on range dans le sac à dos le mini mini mini short en jean et on s’attaque aux pantalons en lin… et puis c’est pratique ça tient moins chaud et ça cache les jambes en jachère…
Des jambes en jachère… du temps… il faut du temps pour que ça pousse… Voilà j’ai ma nouvelle transition !!

- Ici, on oublie toute notion de temps
"Mais quel jour sommes- nous?", "quel jour je vais recevoir ma paye ?" "C’est bientôt l’été ?"En voilà des questions qu’on ne se pose plus (principalement car on a plus de paye) ! Comme il est agréable de vivre en dehors du temps et revenir à la réalité comme quand tu skype ta grand mère et qu’elle te dit qu’elle vient de faire un feu de cheminé. Bien sur, cette non notion de temps n’empêche pas de cogiter à propos de son avenir. Ainsi, parfois, je me tourne vers Ganesh (ganache ?) et je me demande calmement : "MAIS QU'EST CE QUE JE VAIS FAIRE EN RENTRANT JE VEUX GAGNER DE L’ARGENT EN FOUTANT RIEN, POURQUOI LA VIE EST FAITE AINSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII". Ces moments sont plutôt fréquent mais vous serez rassurés de savoir que l'Homme sait toujours m’apaiser avec un bon vieux : "boh on verra bien". Merci l'Homme.

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